9 ans de couture, déjà !


La période de fin d’année est propice aux bilans. Pour ce solstice, j’ai eu envie de faire celle de ma pratique de couturière.

Il y a neuf ans, j’ai eu l’envie d’essayer de coudre des « robes de princesses » pour mes mini-miss car c’était fort difficile à trouver – ou hors de prix. Elles avaient envie de jupes qui tournent, de déguisement, de paillettes. Je me suis dit « pourquoi pas ? ». Le Père Noël, adorablement piloté par mon doux et tendre bien-aimé, a déposé au pied du sapin ma première machine. C’était une Singer Tradition, petit modèle mécanique pas mal du tout pour débuter.

Quand je vois les tissus avec lesquels j’ai commencé, manifestement rien ne me faisait peur. L’ignorance fait tenter – et réussir – l’impossible. Après quelques crash-tests en vieux draps, une des premières « robes qui tournent » que j’ai faite avec des fronces était en panne de velours élastique. Le truc mou qui met du poil partout, et qu’aujourd’hui avec l’expérience je fuis comme la peste tant c’est difficile à coudre avec précision. Doublée avec du satin polyester super glissant en prime. Mais cette robe est encore portée aujourd’hui 🙂

Deux ans plus tard, après plein d’essais et erreurs, j’ai acté que j’étais capable de passer au niveau au-dessus. J’ai cousu ma robe de mariée à partir d’un modèle Burda. Ayant bien pris goût au truc, je me suis offert une machine plus perfectionnée, une pfaff ambition, proposée en promotion avec une surjeteuse. Une recouvreuse est venue rejoindre l’équipe quelques années plus tard.

Et en 2016, dans la continuité des vêtements, je me suis attaquée à la lingerie. Comment la coudre, comment l’adapter à mes besoins, comment me sentir à l’aise et mise en valeur dedans. Toutes découvertes que j’ai partagées dans ce blog.

L’expérience en chiffres

J’ai noté quasiment tout ce que j’ai fait en neuf ans. Quand je me suis penchée sur le résultat, j’ai eu un instant de vertige :

  • 488 pièces fabriquées, dont la très grande majorité cousues, et quelques articles au tricot ou au crochet au milieu pour varier de temps en temps. Surtout des vêtements, quelques sacs ou coussins de ci de là.
  • 650 mètres de tissu achetés, pour un total de près de 3 600 euros.
  • 600 mètres de tissus cousus, soit plus de 90 % de ce que j’ai acheté. Comme beaucoup d’autres couturières en témoignent, j’ai du mal à couper dans mes coupons les plus onéreux : mon stock représente 40 % de la valeur totale achetée pour seulement 10 % de sa longueur.

Petit bilan financier : en 9 ans, en ajoutant tissus, mercerie, machines, patrons et livres, ma passion m’a coûté environ 8000 euros. D’un autre côté, je suis quasiment arrivée à l’équilibre : j’ai estimé la valeur de ce que j’ai cousu quasiment au même montant si j’avais dû trouver l’équivalent dans le commerce.

Evidemment, les finitions et détails de précisions seraient plus précis dans le prêt-à-porter que ce que je fais moi-même… Mais l’adaptation à ma morphologie et mes envies n’y seraient pas. Du coup, je suis habillée avec des pièces dont je suis fière, et surtout de mieux en mieux adaptées à mes attentes. Plus jeune, je détestais le shopping car j’avais l’impression que rien ne m’allait jamais : j’ai résolu le problème en le contournant !

Je ne m’achète quasiment plus aucun vêtement : seuls les collants ont échappés à ma quête du fait-main, et les chaussures restent hors de portée.
Pareil pour mes enfants : à part un peu de lèche-vitrine de temps en temps, elles préfèrent le sur-mesure adaptées à leurs goûts (et leurs attentes sont de plus en plus précises en grandissant).
En revanche, les pièces du vestiaire masculin m’échappent. J’ai là un champ de découverte à parcourir. Monsieur sera-t-il mon prochain cobaye ? Jusque là, il s’est montré assez difficile pour y échapper, mais je progresse 🙂

Les patrons

Ce que je couds donne une idée assez précise de mon style :

  • Champion toutes catégories : Ottobre, avec 209 réalisations. Je plébiscite complètement pour le côté pratique et moderne, avec des explications simples et accessibles. Je retiens ces patrons surtout pour les enfants, notamment pour les pièces en jersey. Au fil des années, ce sont 44 leggings que j’ai cousus pour mes filles. Leur modèle de pantalon préféré a accompagné leur croissance.
    Certains ont même été brodés :
  • Deuxième grand amour : Deer & Doe, dont j’ai cousu 41 pièces sur pas moins de 19 patrons. Pour ma garde-robe quotidien, c’est ma valeur sûre. La semaine dernière, je suis un jour partie travailler en Safran + Bruyère avec un manteau Pavot.
  • Le basique bien connu : Burda. J’ai une collection impressionnante de magazines, dans laquelle je prends plaisir à farfouiller. Mais finalement, seulement 28 pièces cousues. En moyenne moins d’une par magazine… Mais quelques-une de mes pièces les plus remarquables.
  • Et bien sûr depuis quelques années : Pin Up, collection canadienne de patrons de lingerie. J’ai appris la couture de lingerie avec ces patrons et les cours craftsy de leur créatrice. Ils restent mes favoris pour des soutien-gorge couvrants et de bon soutien. Ils peuplent mon blog. J’en suis à 40 pièces cousues !

Des outsiders appréciés :

  • Etoffe malicieuse pour la lingerie, notamment ses culottes – 9 pièces
  • Jalie pour la lingerie sportive sur ses modèles très ciblés, avec 11 pièces sur deux patrons achetés, très rentables
  • Sâcotin pour les sacs : 6 créations (je suis peu gourmande en sacs à main, mais ce sont de super cadeaux)
  • Les Intemporels pour enfants : un de mes premiers livres de couture, dont j’ai finalement trouvé les patrons très décevants. Mais je me suis beaucoup servi du pantalon enfants à taille élastiquée : pas moins de 16 exemplaires du même patron, un record !
  • Coudre le stretch : une de mes dernières acquisition, seulement 2 pièces cousues, mais je sens que ce n’est que le début d’une histoire à multiples déclinaisons.
  • Ivanne Soufflet : des patrons achetés que je n’ai pas encore essayés, mais j’ai déjà beaucoup appris rien qu’en lisant ses supports détaillés.

Enfin, en bricolant par-ci par-là, j’ai réalisé 48 pièces sur des patrons que j’ai dessinés ! Pour l’instant, c’est du bricolage, souvent à partir de tutos sur internet, mais c’est probablement un prochain champ à explorer et approfondir.

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